Portraits, trajectoires et destins au combat
Derrière le nom de l’Escadrille La Fayette se cachent des hommes aux parcours très différents, unis par une même volonté : servir la France, parfois au prix de leur vie. Voici des portraits de plusieurs pilotes marquants, issus des récits et sources de référence consacrés au Lafayette Flying Corps.
Victor Chapman (1890–1916)
Un idéaliste devenu combattant, puis chevalier du ciel

Victor Emmanuel Chapman naît à New York le 17 avril 1890. Son père, John Jay Chapman, avocat et écrivain, appartient à une lignée prestigieuse liée à l’histoire judiciaire américaine. Sa mère, Minna, issue d’une riche famille de Boston (les Timmins), est profondément catholique et exerce une influence majeure sur Victor, qui l’idolâtre.
La mort de sa mère, puis celle tragique de son frère John Jay (noyade en Autriche alors que Victor n’a que douze ans), marquent profondément sa personnalité. À l’école, il devient maussade et inattentif. Il termine ses études secondaires en Allemagne, séjourne aussi en France, entre à Harvard en 1909 et en sort en 1913. Doué pour la peinture et la décoration, il vient à Paris préparer son admission aux Beaux-Arts.
Lorsque la guerre éclate, Victor a 24 ans. Contre la volonté de son père, il part pour la France fin septembre 1914 et s’engage dans la Légion étrangère. Il s’imagine partir “en pique-nique”, mais devient mitrailleur dans les tranchées dès décembre. Blessé au bras droit, il garde pourtant intact enthousiasme et courage, malgré la saleté, la dysenterie et trois mois consécutifs sans repos pour son bataillon – un record.
Il tente à plusieurs reprises de sauver des camarades tombés dans le No Man’s Land et utilise la fortune de ses parents pour aider ses compagnons. On le surnomme “l’Américain millionnaire”. En mars 1915, il écrit : « Il faut prendre toutes ces horreurs à la légère car sinon la vie deviendrait vite insupportable. »
Grâce à l’intervention de son père et de son oncle auprès de Norman Prince (sans qu’il le sache), Chapman est muté dans l’aviation française. Il rejoint la V.B 108 à Nancy comme mitrailleur-bombardier. Le 20 août 1915, il effectue sa première sortie sur Voisin, puis le 24 août bombarde une voie ferrée lors d’un raid sur Dillingen.
Sa demande d’entrée en école de pilotage est acceptée le 22 septembre 1915. À Avord, il rencontre Kiffin Rockwell, ancien légionnaire comme lui, qui devient son meilleur ami. Il obtient son brevet le 9 janvier 1916 et poursuit sa formation, notamment avec Bert Hall parmi ses moniteurs.
Affecté à la N.124, il arrive à Luxeuil le 20 avril 1916. Il est enfin heureux dans son rôle de “chevalier solitaire” dans son chasseur. Très vite, Chapman se forge une réputation de combattant intrépide, attaquant “où qu’ils se trouvent et quelles que soient les circonstances”.
Le 24 mai 1916, au-dessus de Verdun, alors que Thénault veut éviter un combat trop risqué contre douze biplaces allemands au-dessus de leurs lignes, Chapman rompt la formation et plonge. S’ensuit un combat violent. Chapman, Rockwell et Thaw sont blessés, Thaw gravement.
Le 17 juin, nouvelle désobéissance : Chapman plonge sur une formation ennemie, attaque deux Aviatiks protégés par trois Fokkers non repérés. Son Nieuport est transpercé. Une balle sectionne le câble de son aileron, ricoche, perce son casque et lui laboure le crâne. Couvert de sang, il feint d’être mort en mettant son appareil en vrille : la ruse fonctionne, les Allemands l’abandonnent. Il se pose, se fait panser, puis revient à la base le jour même, refusant l’hospitalisation.
Le 23 juin 1916, alors qu’il décolle initialement pour porter des oranges à un camarade blessé, Chapman rejoint une patrouille engagée contre cinq avions ennemis. Il attaque seul, est poursuivi par trois appareils. Des témoins observeront son Nieuport gravement endommagé, incontrôlable, son pilote affaissé dans le cockpit, puis l’avion s’écrase à six kilomètres derrière les lignes allemandes.
Le corps ne sera pas retrouvé. Un service funèbre est célébré à l’Église américaine de Paris le 4 juillet 1916. Victor Chapman avait 27 ans : il est le premier pilote américain tué au cours de cette guerre.
Elliot Cowdin (1886–?)
Du service ambulancier à l’aviation, un parcours controversé

Elliot Cowdin naît le 3 mars 1886 à Far Rockaway, Long Island (New York). Fils de John Elliot, fabricant de rubans et sportif renommé, il étudie à Saint Paul’s School puis est diplômé d’Harvard en 1907.
En 1914, il s’engage à Paris dans l’American Ambulance Service et sert auprès de la Première Division de Cavalerie belge. Démobilisé en février 1915, il s’engage dans l’aviation française et commence son entraînement à Pau le 9 mars. Il reçoit son brevet sur Voisin le 29 avril et termine sa formation le 1er mai 1915.
Le 3 mai, il est affecté au Groupe de Bombardement V.B 108 à Nancy. Il participe à la bataille de l’Artois. Prince et Chapman servent aussi dans cette unité. Cowdin avait rencontré Norman Prince par hasard à Paris en février 1915 et avait “épousé sa cause” : créer une escadrille américaine.
En juillet 1915, il reçoit la Croix de Guerre avec Palme. Il quitte son unité le 15 août pour suivre l’entraînement de pilote de chasse. Il passe par plusieurs escadrilles : N.38, puis N.49, puis N.65.
Il fait partie des trois pilotes partant en permission aux États-Unis pour Noël 1915. Il vole avec W. Thaw pendant Verdun, est cité plusieurs fois, reçoit une seconde palme pour avoir attaqué douze avions allemands et abattu un Fokker. Il est présenté comme le premier Américain à recevoir la Médaille Militaire française.
Mais deux mois après son entrée dans la 124, il doit quitter l’escadrille pour des “troubles cardiaques”. Le récit mentionne aussi des critiques et controverses à son sujet : relations avec le commandement, vols “dans les bars”, rumeurs de bagarres et de permissions prolongées. Quelques semaines après son entrée dans la 124, il aurait été ramené à Bar-le-Duc, accusé de désertion, et le capitaine Thénault lui aurait demandé de démissionner pour éviter la publicité. Son départ “ne fut pas pleuré” par ses camarades.
Bert Hall (Weston Birch Hall, 1885–?)
L’homme du bluff, du courage et des tensions internes

Weston Birch Hall, né dans une ferme du Missouri le 7 novembre 1885, grandit entre travaux agricoles et vie d’aventure : manœuvre sur un chemin de fer, chauffeur, “homme canon” dans un cirque au Texas, marin, puis chauffeur de taxi à Paris en 1914.
Le 21 août 1914, il fait partie des premiers Américains s’engageant dans la Légion étrangère. Il acquiert vite une réputation d’affabulateur, racontant diverses histoires sur ses débuts en aviation. Mais sur le terrain, il démontre aussi du cran : il décolle sans savoir piloter, décroche et se crashe, indemne. Le commandement conclut qu’il a “les nerfs assez solides” pour continuer l’entraînement.
Après de multiples incidents et une formation difficile, Hall est breveté. Il rejoint l’escadrille MS.38 (devenue N.38), puis devient instructeur à Avord. Victor Chapman est l’un de ses élèves. Le 28 avril 1916, Hall rejoint Luxeuil avec d’autres Américains pour former l’“Escadrille Américaine”.
Il est promu adjudant le 1er mai 1916. Le 22 mai, séparé des autres, il engage seul un Aviatik au-dessus de Malancourt, tire deux rafales dans le ventre du biplace qui explose et tombe près des tranchées françaises. Sa victoire est confirmée avant même son retour. Le 18 juin, il reçoit la Médaille Militaire et la Croix de Guerre avec Palme.
Hall obtient ensuite une deuxième victoire confirmée le 23 juillet et une troisième le 28 août 1916. Cependant, des tensions grandissent avec d’autres pilotes américains. Son tempérament, sa réputation (tricherie, faux chèques, jeu), ses récits ultérieurs (“En l’air” et “One Man’s War”) nourrissent débats et polémiques. Après la mort de Rockwell, Hall est finalement expulsé de l’escadrille. Il rejoint la N.103, obtient une quatrième victoire le 26 novembre 1916, puis quitte la N.103 le 14 décembre 1916. Ensuite, ses déplacements deviennent difficiles à retracer.
Raoul Lufbery (1885–1918)
Un pilote hors norme, sérieux, redoutable, et mystérieux
Raoul Lufbery est présenté comme le huitième volontaire de l’Escadrille La Fayette. Né à Clermont-Ferrand le 21 mars 1885, il a un père américain et une mère française. Orphelin de mère très tôt, il vit une jeunesse mouvementée : travail en usines, voyages, aventures, service dans l’armée américaine (Philippines), puis carrière inattendue liée à l’aviation en Extrême-Orient comme mécanicien et accompagnateur de tournées aériennes.
La mort de son ami Marc Pourpe en décembre 1914 déclenche chez lui une “haine féroce” contre les Allemands. Il demande alors à devenir pilote. Il obtient son brevet le 29 juillet 1915, complète sa formation, puis est affecté à la V.B 106.
En mai 1916, il rejoint la division Nieuport du groupe d’entraînement, puis l’escadrille américaine le 24 mai. Grâce à ses compétences de mécanicien, il devient vite réputé pour la qualité irréprochable de son avion et de son armement.
Le 30 juillet 1916, après seize combats sans succès, il obtient sa première victoire confirmée. Il enchaîne ensuite les victoires, reçoit la Médaille Militaire et la Croix de Guerre avec palme. Thénault le place souvent en altitude au-dessus des autres chasseurs pour “dominer la situation”. Il supporte les hautes altitudes, volant à 18 000 pieds plusieurs fois par jour.
Le texte insiste sur ses nombreuses victoires non homologuées, trop loin des lignes françaises pour être confirmées. Son score officiel (17 victoires) ne refléterait pas la réalité. À ceux qui lui parlent de frustration, il répond : « Qu’est-ce que j’en ai à foutre ! Je sais que je les ai eus. »
Ses camarades le décrivent comme sérieux, réservé, silencieux, “plus fermé qu’une huître”, parlant avec un fort accent français, vivant pour combattre, sans peur apparente. Il souffre néanmoins de rhumatismes sévères.
Il devient Major dans l’aviation américaine après la dissolution de l’escadrille La Fayette. Le 19 mai 1918, lors d’un combat contre un avion d’observation, son appareil prend feu après avoir été touché. Il tente de sauter pour éviter d’être brûlé vif et s’écrase près de Maron. Il est réinhumé le 4 juillet 1928 au Memorial de l’Escadrille La Fayette.
James McConnell (1887–1917)
Un pilote écrivain, marqué par la douleur et la détermination

James McConnell naît à Chicago le 14 mars 1887. Son père est juge, comme son grand-père maternel, puis devient président de la Fuller Company à New York et représentant légal des intérêts Vanderbilt. Vers dix ans, James vit en France avec sa mère et apprend le français.
Jeune étudiant, il devient célèbre pour un trajet automobile Chicago–New York. Il étudie le droit en Virginie, se fait remarquer (kilt écossais, cornemuse), puis est renvoyé après un acte provocateur lors d’une inauguration liée à Thomas Jefferson. Il travaille ensuite dans les chemins de fer, puis part pour la France en 1915.
Il sert comme conducteur dans le Corps des Ambulanciers, près du front. Décoré de la Croix de Guerre le 15 octobre, il se sent “embusqué” et veut entrer dans l’aviation. Il obtient son brevet sur Blériot le 6 février 1916, poursuit sa formation sur Nieuport, rejoint la réserve près de Paris et est immédiatement affecté à l’Escadrille Américaine. Il fait peindre sur son Nieuport son surnom : MAC.
À Behonne, près de Verdun, il participe aux missions de protection des avions de reconnaissance et de réglage d’artillerie. Le 23 juin, son ami Victor Chapman est tué. McConnell promet de venger sa mort.
Blessé au dos lors d’un atterrissage forcé, il continue à voler malgré la douleur, jusqu’à ne plus pouvoir marcher sans canne. Hospitalisé, il apprend la mort de Rockwell. Il séjourne chez Madame Alice Weeks et poursuit l’écriture de son livre sur l’escadrille. Il rejoint Cachy le 11 novembre, vole peu, et son état se dégrade.
Son livre Flying For France est publié et bien accueilli aux États-Unis, alimentant le sentiment patriotique. Mais McConnell retourne au combat malgré un état physique alarmant.
Le 19 mars 1917, lors d’une patrouille au-dessus de la Somme, il est vu poursuivant un avion allemand. Il ne revient pas. Son Nieuport est retrouvé détruit, et son corps est récupéré. Thénault ouvre une lettre laissée par McConnell : il y dit ne vouloir “aucun service”, ajoute : « Dieu damne les Allemands et Vive la France. » Il est enterré sur le champ de bataille, puis transféré en 1928 dans la crypte du Memorial de l’Escadrille La Fayette.
Norman Prince (1887–1916)
Le moteur du projet, entre diplomatie, aviation et tragédie

Norman Prince naît le 31 août 1887 à Pride Crossing (Massachusetts). Fils de Frederick Henry Prince, industriel et banquier, il est diplômé d’Harvard en Arts et en Droit (1911). Avocat à Chicago, il se passionne en réalité pour l’aviation. Il suit des cours sous un nom d’emprunt pour ne pas contrarier son père, qui voit les avions comme des “cages à poules puantes”.
Il obtient sa licence de pilote (n°55). Dès le début de la guerre, il veut servir la France, qu’il considère comme sa “seconde patrie”. Il arrive en France fin janvier 1915 et passe des semaines à promouvoir son idée : créer une escadrille composée uniquement de volontaires américains. Les autorités françaises hésitent : il y a plus de candidats pilotes que d’avions disponibles.
Malgré cela, Prince s’engage dans la Légion puis est transféré à l’école d’aviation de Pau. Il reçoit son brevet militaire le 1er mai 1915. Il sert dans les unités V.B 108 puis V.B 113. Le projet avance grâce à soutiens et réseaux, et une permission de Noël 1915 avec Thaw et Cowdin accélère la dynamique.
L’escadrille N.124 est officiellement formée en avril 1916. Après les premières patrouilles, l’unité est envoyée sur Verdun. Chapman est abattu le 23 juin.
Prince cherche notamment à abattre des ballons d’observation. Il obtient plusieurs victoires, reçoit la Médaille Militaire le 26 septembre 1916. Après le grand raid sur Oberndorf du 12 octobre, Prince abat un Fokker (quatrième victoire). Mais à l’atterrissage, dans la pénombre, il accroche des câbles téléphoniques et se crashe, gravement blessé. Il meurt le 15 octobre 1916 à 29 ans, sans reprendre connaissance. Il est inhumé à Luxeuil.
Kiffin Rockwell (1892–1916)
L’âme de l’escadrille, premier vainqueur, héros tragique

Kiffin Rockwell naît à Newport (Tennessee) le 20 septembre 1892. Après une jeunesse au grand air, il veut devenir militaire. Dès la déclaration de guerre, avec son frère Paul, il veut servir la France.
Ils s’engagent dans la Légion étrangère et rejoignent le front. Paul est gravement blessé en décembre 1914. Kiffin, surnommé “Rocky”, est blessé à la cuisse lors d’un assaut. En convalescence, il rencontre Thaw et demande son transfert dans l’aviation. Il obtient son brevet militaire le 22 octobre 1915, premier de sa classe.
Lors de sa quatrième patrouille, il réalise la sortie historique : au-dessus de Thann, malgré un moteur hésitant, il plonge sur un L.V.G et l’abat. La victoire est confirmée par un poste d’observation français : c’est la première victoire de Rockwell et la première de l’escadrille.
À Luxeuil, ses camarades le portent en triomphe. Une bouteille de Bourbon devient un “cérémonial” : chaque pilote qui abat un avion ennemi aura droit à une gorgée, surnommée “la bouteille de la mort”.
Le 24 mai 1916, lors du combat violent initié par Chapman contre douze biplaces, Rockwell est gravement touché au visage. Il abat un biplace (victoire non confirmée), refuse l’hôpital, puis doit finalement se soigner. Il revient au combat, accumule les combats, se plaint du manque de reconnaissance, et entre en conflit avec Thénault et Prince.
Il remporte une seconde victoire officielle le 9 septembre 1916. Le 23 septembre, il plonge sur un biplace d’observation allemand. Un observateur français voit le combat, mais Rockwell reçoit une rafale mortelle : son Nieuport plonge, une aile se détache, il s’écrase. Il est mortellement blessé à la poitrine par une balle explosive.
Thénault déclare en larmes : « Où Rockwell se trouvait en l’air, pas un Allemand ne passait. Le meilleur et le plus brave de nous tous n’est plus. » Rockwell est promu sous-lieutenant à titre posthume et fait Chevalier de la Légion d’Honneur.
William Thaw (1893–?)
Le pilote-négociateur, leader naturel de la bande américaine

William Thaw naît à Pittsburg le 12 août 1893, dans une famille très aisée. Étudiant à Yale, il quitte l’université pour l’aviation naissante. Il apprend à piloter chez Curtiss, devient membre de l’Aéroclub d’Amérique, vit des aventures aériennes spectaculaires, transporte des passagers, participe à des compétitions et séjourne sur la Côte d’Azur, gagnant le surnom de “Playboy de la Riviera”.
Au début de la guerre, il offre son hydravion au gouvernement français. Puis, répondant à l’appel de Blaise Cendrars, il s’engage dans la Légion étrangère comme simple fantassin. Très vite, il cherche à rejoindre l’aviation et œuvre aussi pour y faire muter ses camarades.
Il devient le premier Américain à servir au front dans une escadrille française (D.6) comme soldat-mitrailleur. Il effectue des vols de reconnaissance, puis obtient son brevet militaire (n°714) sur Caudron G.2, devenant ainsi le premier pilote américain à obtenir une licence française.
Thaw et Prince partagent la même idée de créer une escadrille américaine. En décembre 1915, avec Prince et Cowdin, il obtient une permission aux États-Unis. Le retentissement médiatique renforce l’intérêt français pour le projet. À leur retour, la création de l’escadrille se concrétise.
Le 24 mai 1916, Thaw abat un Fokker puis, plus tard, un second avant que sa mitrailleuse ne s’enraye. Touché à l’épaule, son réservoir percé, il réussit un atterrissage forcé, brûlé par l’essence, et est hospitalisé. Promu lieutenant, il devient le “commandant de fait” des pilotes américains, qu’il sait guider et apaiser grâce à son talent de négociateur avec le commandement français.
Le texte lui attribue cinq victoires officielles et de nombreuses décorations. Il quitte ensuite le service aéronautique français pour devenir Major dans l’aviation américaine.
Mentions de sources
Tous droits réservés « The Lafayette Flying Corps »: The American Volunteers in the French Air Service in World War One — Auteur : Dennis Gordon — Traduction : Roger Deshayes.
Liste complète des pilotes du Lafayette Flying Corps
Au-delà des figures les plus connues de l’Escadrille La Fayette, le Lafayette Flying Corps a réuni 269 pilotes volontaires, majoritairement américains, ayant servi dans l’aviation française durant la Première Guerre mondiale.
Cette liste, extraite de l’ouvrage de référence de Dennis Gordon, témoigne de l’ampleur de cet engagement exceptionnel et de la diversité des parcours de ces hommes, dont beaucoup ont trouvé la mort au combat.
LISTE DES 269 PILOTES DU LAFAYETTE FLYING CORPS
Extraite du livre de Dennis Gordon, “The Lafayette Flying Corps”, publié par Schiffer Publishing Ltd.
Library of Congress Catalog Number : 99-68886
Contact : Schifferbk@aol.com – www.shifferbooks.com
ABBOTT, WAINWRIGHT
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MILLER, GEORGE
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MUNSON, CURTIS B.
NICHOLS, ALAN HAMMOND (DIED IN SERVICE)
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OVINGTON, CARTER LANDRAM (DIED IN SERVICE)
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RANDALL, JOHN FRANCIS
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ROCKWELL, KIFFIN VATES (LAFAYETTE ESCADRILLE-DIS)
ROCKWELL, ROBERT LOCKERBIE (LAFAYETTE ESCADRILLE)
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ROLF, JR, JOHN F.
ROODE, CLIFFORD DE
ROSS, RAYMOND THOMAS
ROTHARMEL, KENNETH
ROUNDS, LELAND LASELL
RUMSEY, JR, LAURENCE DANA (LAFAYETTE ESCADRILLE)
SAUL, JOSEPH ROE
SAXON, HAROLD YOUNG
SCANLAN, LAWRENCE
SCHREIBER, EDWIN BOOTH (DIED IN SERVICE)
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SHAFFER, WALTER JOHN
SHIPLEY, WALTER B.
SHONINGER, CLARENCE BERNARD
SINCLAIRE, REGINALD
SITTERLY, GLENN NELSON
SKINNER, SAMUEL WIGGINS (DIED IN SERVICE)
SOUBIRAN, ROBERT (LAFAYETTE ESCADRILLE)
SPEERS, WALLACE
SPENCER, DUMARESQ (DIED IN SERVICE)
STANLEY, ALFRED HOLT
STARRET, JR. FRANK ELMER (DIED IN SERVICE)
STEARNS, RUS SELL FALCONER
STEHLIN, JOSEPH CHARLES
STICKNEY, HENRY ELMER
STONE, DONALD EDWARD (DIED IN SERVICE)
STONE, GERALD STARR
SULLIVAN, UPTON SUPPLE
TABER, LESLIE RAY
TAILER, WILLIAM HALLET (DIED IN SERVICE)
TAYLOR, ELMER BOWDEN (DIED IN SERVICE)
TERRES, HUGH (DIED IN SERVICE)
THAW, WILLIAM (LAFAYETTE ESCADRILLE)
THOMPSON, CLIFTON BADLAM
TRINKARD, CHARLES (DIED IN SERVICE)
TUCKER, DUDLEY GILMAN (DIED IN SERVICE)
TURNURE, JR, GEORGE EVANS
TYSON, STEPHEN MITCHELL (DIED IN SERVICE)
VAN FLEET, JR, WILLIAM CAREY
VEIL, CHARLES HERBERT
WAINWRIGHT, NEAL
WALCOTT, BENJAMIN STUART (DIED IN SERVICE)
WASS, WILLIAM ETHELBERT VAN
WELLMAN, WILLIAM AUGUSTUS
WELLS, FRANK WILLARD
WHITMORE, HERMAN KOTZCHMER
WHITMORE, JOHN JOYCE
WILCOX, CHARLES HERBERT
WILD, MARCELLUS EDWARD
WILLARD, GEORGE GALE
WILLIS, HAROLD BUCKLEY (LAFAYETTE ESCADRILLE)
WILLOUGHBY, WESTEL ROBINSON
WILSON, JOSEPH VOLNEY (DIED IN SERVICE)
WILSON, PIERRE MARIE
WINSLOW, ALAN FRANCIS
WINSLOW, CARROLL DANA
WINTER, JR, CHARLES WALLACE (DIED IN SERVICE)
WOODWARD, HENRY HOUSTON (DIED IN SERVICE)
WORTHINGTON, WARWICK
WRIGHT, HAROLD EVERETT
YORK, WALTER RAYMOND (DIED IN SERVICE)
ZINN, FREDERICK WILHELM
Source
Extrait du site de M. Roger Deshayes
https://www.lafayettememorialclefs.org/
